La vérité est le soleil des intelligences
— Luc de Clapiers, Marquis de Vauvernargues

J'aime cette citation de Vauvenargues. L'histoire racontée dans Splendor Veritatis en est l'exacte illustration.

Splendor : la splendeur, c'est à la fois un éclat vif et clair auquel on ne peut échapper, même quand on voudrait garder les yeux fermés ; ce mot qualifie aussi une beauté puissante, qui s'impose au-delà des avis subjectifs.

Galilée tenait la Vérité, une vérité aussi splendide que l'espace dans lequel elle s'affirmait. Oui, la Terre tourne, sur elle-même et autour du Soleil ! Et si un homme d’Église l'avait su, en 1633, quand Galilée était forcé à se rétracter face aux juges inquisiteurs ? Voilà l'idée de départ de ce roman.

Dans Splendor Veritatis, la célèbre "Affaire" est présentée sous un angle inédit, loin des nombreux clichés qui l'accompagnent bien souvent. Ici, l'Église n'est pas monolithique et obscurantiste, mais bien une institution humaine tiraillée par des opinions divergentes ; Galilée n'est pas un saint héros de la science, mais une sorte de parieur pour qui la fin justifie parfois les moyens.

Si ce roman brouille volontiers les pistes, il met en évidence ces vérités : dès qu'elles sont émises, les grandes idées n'appartiennent plus à leur auteur ; et lorsqu'elles dérangent, elles trouvent toujours quelqu'un pour les mettre hors de portée des censeurs.

À travers l’expérience d’Inchofer, le lecteur vit cette situation de l'intérieur. Il est confronté au dilemme moral universel qui commande parfois de choisir entre l'obéissance et la vérité, entre la position sociale et le courage, et même entre la vie et la mort.

Les échos de la presse